vague1On parle souvent d’énergie éolienne, d’énergie solaire … mais il existe une multitude d’autres énergies renouvelables.

Parmi elles, l’énergie houlomotrice. Il s’agit de convertir, grâce à des flotteurs, l’énergie mécanique des vagues en énergie électrique.

Une équipe du laboratoire de mécanique des fluides de l’école centrale de Nantes a développé un prototype du Searev, une bouée capable de capter l’énergie de la houle.

Ce système n’est pas à confondre avec les hydroliennes, sortes d’éoliennes sous-marines qui utilisent l’énergie des courants marins.

Le Searev (Système autonome électrique de récupération de l’énergie des vagues) est une bouée flottante en forme de large flèche, longue de 25 m et large de 13 m pour 15 m de tirant d’eau. A l’intérieur est installé un système de récupération du mouvement de la houle par mouvement pendulaire d’une sorte de roue lestée. L’opération est gérée par ordinateur pour être optimale. Cette roue constitue une pompe hydraulique, permettant d’actionner un moteur hydraulique entraînant un alternateur.

Le Searev a une puissance maximum de 500 kW, soit 4 fois moins qu’une éolienne standard de 2 MW. Mais en terme de surface, une ferme houlomotrice peut produire 20 MW par km² contre 6 MW par km² pour un parc éolien offshore. Ainsi, un carré de 9 km de côté équipé de ce système remplacerait une centale nucléaire. De plus, ce système pourrait bien être plus simple et moins coûteux à installer que des éoliennes offshore. Le potentiel de cette énergie est élevé : un "gisement" potentiel de 2500 watts par mètre carré, contre 400 pour l'éolien et 150 pour le solaire.

Ce type d’installation, de la même façon que les éoliennes, doit fournir une puissance répondant à la demande, quelles que soient les conditions de vent ou d’agitation de la mer. Ainsi, le problème, c’est que la météo ne suit pas les fluctuations de notre demande d’énergie ! Ainsi, lors d’un surplus de production par rapport à la demande (cela arrive surtout la nuit, où la demande en électricité est faible), on peut envisager d’utiliser l’électricité produite pour produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. Cette solution sera intéressante notamment lorsque l’hydrogène se sera développé en tant que carburant.